Quoi qu’il arrive sur cette terre, c’est la nature qui nous réveillera, elle nous fera peut
être souffrir ou au contraire nous endormira mais nous saurons à ce moment précis de notre existence, que nous ne sommes plus que ses esclaves.
N’y voyez pas alors de sa part une quelconque forme de prétention, elle sera tout
simplement ce qu’elle est.
Qui sommes-nous pour juger de sa grandeur ou pour se permettre de l’imaginer moins forte
que nous, n’oublions pas qu’elle est avant tout notre mère, celle qui nous a porté, celle qui nous a tout donné.
Si dieu a crée ce monde, pourquoi serait-il si imparfait, ou encore pourquoi serait-il un
homme ?
En fait, j’entends trop de questions inutiles qui n’ont aucun sens puisque je nous vois
bien trop agnostique pour comprendre toutes ces réalités.
Ne sommes-nous pas déjà tous dans la jungle ?
Une belle et étrange jungle qui fume des odeurs de terreur et de destruction.
Pourquoi ne pas y penser un seul instant, il est vrai que de rêver à une vie meilleure ne
sert qu’à pleurer des larmes de faiblesse.
Faiblesse, c’est le mot qui décrit tous les hommes que nous sommes. Pauvres dans l’âme,
nous acceptons cette déchéance, cette infortune qui nous détruit peu à peu et nous affaiblit le cœur.
Croire est peut être mieux qu’oublier mais agir est le mot le plus juste !
Je veux continuer de croire mais commencer à agir. Nous rêvons tellement sans jamais oser
aller au bout de nos ambitions. De même que certains adorent la jungle, d’autres préfèrent la JUNGLE. Je suis de ceux qui vénèrent la JUNGLE.
Quelle douleur que de relire ces mots, moi qui ne l’ai jamais vue, moi qui fuit l’autre
jungle.
Pourtant je suis ici près de ces animaux sauvages et ingrats qui crachent, pillent et hurlent, ils sont agressifs, coriaces, pervers et emplis de haine.
Ils s’imaginent que tout est à eux, que le partage est mort, que leur meute a disparu et
vivent au grès du vent sans espoir et fuyant l’hiver sauvage pour ne vivre que dans le monde doux et suave de l’été. Pourtant ils sont là, sortent de
leurs tanières pour cracher un peu, déblatérer souvent et se plaindre le reste du temps. Ils crient leur rage, la proclame haut et fort, la partage et nous en donne pour notre argent, c’est
simple nous sommes là pour panser leurs blessures, nous…Quand on écoute, soutient, comprend, on subit.
Je ne suis pas un ange, j’aurai pourtant aimé avoir ce titre car il m’aurait été donné par
un haut gradé et j’en aurai été fière, mais je décide de moi-même parfois, d’en avoir les traits.
Je ne leur ressemble pourtant pas, je ne suis qu’humaine, un être qui survit parmi la
jungle, encore cette même jungle, oui vous l’avez compris je parlais de la jungle urbaine.
Je la déteste de plus en plus, ce béton, ces ondes nocives, ces êtres cités plus haut dans
un descriptif plus que décevant.
M’imaginer si différente d’eux est de la prétention et mes erreurs ont souvent prouvées mon
appartenance à la « meute disloquée » mais je me bats chaque jour pour m’en délivrer.
Il est impératif que je constate mes échecs pour mieux me responsabiliser, que je réalise
mes failles pour mieux me relever et progresser, évoluer est l’un de mes moteurs et j’en suis fière malgré tout.
J’ai accepté dans ma meute, des bêtes sauvages que je désirais sauver, je pense qu’ils
m’ont aussi brulées les ailes, je n’oublie pas, je vis avec et prends note des mauvais parcours à ne plus retenter.
Quand je rêverai désormais, je réaliserai mes rêves et quoi qu’il advienne, je serai tel un
samouraï, prêt à tout pour gagner ou même perdre mais dans l’honneur.
La jungle est là…
Je suis las…
Personne ne peut imaginer dans l’assemblée qui m’entoure ce profond désespoir qui me guide
sur le clavier. Je suis telle une ombre à la recherche de mon image.
Une légère saveur d’amertume sur le coin des lèvres, je goute le vent de la folie
urbaine…